mardi 24 avril 2007

leçon 4 de déconstruction

Passons au cas plus compliqué de déconstruction, les vrais immeubles de 12 voire 13 étages.
D'abord, on finit de vider la structure.

Ensuite, on installe des étais. Parce que si chaque étage doit supporter les gravats du précédent, ça va pas le faire.

Résultat avec balcons en moins et étais en place.

Vue d'ensemble de deux blocs à déconstruire collés à un immeuble habité. La structure est tellement vide que le soleil passe au travers.

Phase de désamiantage reconnaissable aux bâches en plastiques qui remplacent les anciennes fenêtres dans l'angle du bâtiment.

Début de déconstruction, familièrement appelé "écrêtage" qui consiste à ramener les immeubles à une hauteur envisageable par la plus grande grue d'Europe (voir notes précédentes).
Elle se pratique directement au marteau-piqueur dans les structures, un bonheur pour les immeubles à côté (niveau bruit et vibrations...)


Vue des étais qui retiennent les étages encore non déconstruits (en dessous quoi).


Ecrétage bien entamé, le dernier appartement est à ciel ouvert.

Le même avec un étage de moins.


Vue de dos.

Quelques étages plus bas.









Significatif le HELP tagué sur le mur.

Showroom

Oh et évidement comme c'était le premier immeuble a être déconstruit avec rue bloquée et tout, on a aussi eu le droit à la presse.
La presse, à la visite circonstanciée, un peu comme quand la déléguée du ministère était venue et que tout avait été passé au karcher avant (entrée y comprise, gars à quatre pattes en train de désherber, etc...)
Bref, pour la presse, la déconstruction a commencée le lundi matin puis s'est arrêtée nette sans qu'on comprenne pourquoi ; pour reprendre sous les flashs crépitant le mardi matin, s'arrêter de nouveau une fois les journalistes partis et enfin se terminer le jeudi après-midi.


Et bon, faut bien dire ce côté show-room est un peu agaçant...

leçon 3 de déconstruction

Une pelleteuse, un gars bien motivé et un immeuble de quatre étage est abattu en moins d'une semaine grâce à la technique du grignotage.
Comme il donnait sur la rue, elle a été condamnée durant la semaine en question, et l'immeuble (quatre étages côté square/six étages côté rue) est tombé à une vitesse peu rassurante quand on continue d'habiter dans des bâtiments équivalent...
Et pour les novices de la déconstruction le petit gars en jaune avec un tuyau arrose le chantier pour éviter les poussières (si, si...).
Sécheresse, vous dites ?...













à la recherche des gravats perdus

Et d'autres gravats venaient encore de là :

La "place noire" comme elle se nomme dans le quatier, ou Dalle Debussy est une sorte d'immense piège à vent vide, nu, noir et triste.
L'ensemble des immeubles visibles sur ces photos sont voués à déconstruction/démolition dans un avenir plus ou moins proche.
J'imagine que dans le projet de l'architecte d'origine du quartier, cette grande place devait être une sorte de point névralgique avec des commerces et des activités, au fil des ans c'est de devenu un immense terrain tout vide, inutile et abandonné qui ne servait qu'à faire du vélo loin des voitures.
Sa déconstruction se fera par étape car elle abrite plusieurs niveaux de parking (dessous) et tient des immeubles (de chaque côté), il semble qu'un bout ait été rogné pour tester la réaction des matériaux et par nécessité pour certaines installations du chantier.



Sur les photos, on voit bien la pince à l'extrémité qui broie le béton et qui est manifestement le principe même de la déconstruction.

Et malgré son absence de fonction, malgré qu'elle soit laide, ça a remué bien des coeurs dans le quartier de la voir tomber ainsi.

installation toujours

Bon et les gravats de la note d'avant, ils venaient d'où ?
Ben de là, notamment :



Et pourquoi tout cela ? pour amener l'une des grues les plus grandes d'Europe.
Eh, oui rien de moins que cela.

installation encore

Ensuite, il s'agit surtout de préparer le terrain pour les gros outils de déconstruction pour se faire certains aménagements sont nécessaires - pas forcément du meilleur goût.

Même si une grande partie des immeubles du square avait été muré, le square n'en restait pas moins fonctionnel avec ces aménagements et autres espaces verts.



Mais un beau matin, une pelleteuse s'est hardiment mise à la tâche dans le square en forme de cirque en bas de chez nous où les enfants aimaient venir jouer au foot.


Ceci ne suffisant manifestement pas aux ambitions du chantier, des camions se sont mis à venir déverser leurs gravats-là. Entassant une bande de terre végétale entre la population et le chantier (et les gravats proprement dit) en lui donnant des allures de camps retranché de Petitbabaorum digne d'un Astérix.

Quelques gravats et autres machines-outils plus loin voilà l'allure de feu le square :

Avec une dernière vue, où l'on voit bien les gravats qui servent à caler l'immeuble du coin en vue de la déconstruction.

leçon 2 de déconstruction

Une fois bien vidé les immeubles, on peut terminer par la suppression des balcons.



Ensuite, on enterre les immeubles à déconstruire pour les caler.

Pour un immeuble de quatre étage, un remblais d'un étage semble le minimum.

leçon 1 de déconstruction

Après avoir vidé préalablement les immeubles des locataires et des divers contenus "oubliés" par ceux-ci (plusieurs camions bennes).
Il faut totalement dénuder la structure en en retirant fenêtres, portes, cloisons, balcons, amiante, tuyauterie.
Le tout trié dans des bennes séparées pour des raisons évidentes de recyclage.
Mais sans oublié de balancer les portes et autres cloisons directement par les ouvertures existantes à quelques étages plus bas de la benne (communément appelé impact).

Structure comme une sorte de monte-charge servant manifestement aux désamianteurs et aux déconstructeurs comme ascenseur(entre autres).




Bras télescopique visant à amener une structure monte-charge sur un toit d'immeuble.


Tri des cloisons en contre-plaqués.


Tri des cloisons en plâtre.


Façade d'immeuble en cours de tri, on remarque des ouvertures avec et sans fenêtres.