jeudi 3 mai 2007

communication et image

Et pour une fois (la première en fait), l'information est presque synchronisée avec les événements puisque l'après-midi même, des intervenants venaient expliquer le chantier aux enfants d'une des écoles du quartier en détaillant que la grue de 42 mètres serait opérationnelle dès le 09 mai (on est impatient de voir ça...).

Et histoire de donner une image positive de ce qui les a réveiller tous les matins des vacances de pâques (hors samedi, dimanche et jours fériés), les gamins ont reçu un stylo au logo de notre ORU et une brochure à vertus pédagogiques et petits jeux visant à faire connaître le chantier.

Tada !

On nous l'annonçait pour le 07 mai mais en fait Elle est arrivée aujourd'hui : La plus grande grue d'Europe de 42 mètres de haut !

Vers midi, on remarque de l'animation sur le chantier.


Et on comprend vite qu'il ne peut s'agir que de La grue en question dont on sait qu'elle est si grande qu'elle se transporte par morceaux avec convoi exceptionnel

et qu'elle s'assemble sur place.
Donc voici le bras articulé de 42 mètres en plein déchargement.


Et voilà (au second plan) sur quoi s'ajuste le fameux bras articulé (visible sur le plan large).


La même vue de face.

Evidement déplacer une bête pareille ça fait du dégats et le bitume des anciens accès de l'ancien square n'y ont pas survécu.

leçon 6 de déconstruction

Imaginons un immeuble vierge dont il ne reste que les structures et qui soit d'une modeste taille de quatre étages ce qui permette une déconstruction par grignotage avec une simple pelleteuse.


Commençons par remblayer de la terre de culture pour le soutenir lors de la déconstruction - histoire qu'il s'effondre pas, c'est pas le but.


Et le grignotage peut commencer.


Et à la fin, on obtient ça.



Bon, sauf que ça c'est un tas de gravats où se mêlent encore bétons et armatures du béton...
Donc il existe une derrière étape pour le moins ignorée car absolument pas spectaculaire, celle qui consiste à trier les gravats.


Mais qui fait le chantier ?



CARDEM, entreprise de démolition, acteur majeur en Europe pour la démolition donc.
http://www.cardem.fr/
Voir notes :
* leçon de déconstruction 1
* leçon de déconstruction 2
* leçon de déconstruction 3
* leçon de déconstruction 4
* leçon de déconstruction 5
* leçon de déconstruction 6
* leçon de déconstruction 7
* leçon de déconstruction 8
* leçon de déconstruction 9

WIG France pour le désamiantage. Pas de site web que j'ai pu trouver mais une fiche cf [1] qui dit que c'est une entreprise créée en 1996 avec 25 employés.

Voir notes :
* amiante
* amiante 2

BOTTE SADE FONDATIONS, pour la consolidation des sols par injection. Pas de site web pour eux non plus, mais selon [2] c'est une filiale de Sogea.

FREYSSINET, pour les ouvrages en béton armé.
http://www.freyssinet.com/

GAYET, pour l'étanchéité et les bardages. Entreprise local cf [3] sans site web.

SETHY, pour le terrassement. Pas de site web mais une fiche [4] qui dit que c'est une entreprise créée en 1992 avec 47 employés.

mercredi 2 mai 2007

leçon 5 de déconstruction

Alors écrêtage, en fait, ça veut pas forcément dire, juste retirer la crête ou ce qui dépasse des autres immeubles.


Non en fait, des fois, a priori c'est une technique de déconstruction qui consiste à déconstruire l'immeuble en partant du haut vers le bas avec un marteau-piqueur. La déconstruction se fait étage par étage (quand il y en a 13, c'est pas fini de suite...)


Des étais sont disposés pour tenir le poid et les vibrations de la déconstruction des étages précédents sur les suivants.


Un monte-charge est disposé le long de l'immeuble pour monter les machines et les hommes qui est démonté en partant du haut à mesure que l'immeuble réduit.



Des pneus sont disposés de manière à tenter d'amortir les impacts (vibrations et bruits dû à une cloison ou un plafond qui s'effondre).


Alors évidement, c'est une méthode qui outre le fait qu'elle dégage de la poussière, dégage aussi des fragments.


Ce qui nécessite de protéger l'environnement immédiat, d'autant plus si il est habité.


Donc on met une bâche en espèce de résille de plastique très fine et verte.
De l'intérieur, ça donne une vue un peu bouchée.


Le marteau-piqueur en action sur un morceau de plafond.



Le même à l'arrêt.

Le résultat de son travail.



Et définitivement, ce tag abandonné à près de 10 étages du sol à quelque chose d'une réalité forte ces temps-ci.

Résumé

La première phase de travaux concerne
la démolition des immeubles (391 logements) les plus stigmatisants avec une vacance récurrente
selon le site de l'ANRU.
Mais en fait, dans la réalité et sur les panneaux s'ajoute la fameuse place noire, autrement appelé dalle Debussy.

Sur le plan, on voit bien que ça fait beaucoup mais on se rend mal compte.
En immeubles, ça donne ça : tous les immeubles (et la place) de ces photos font partis du programme ORU de déconstruction à plus ou moins long terme.




Le chantier est si grand que certains immeubles sont encore seulement murés (de l'intérieur et sur trois étages) sans avoir subi encore aucune intervention.









On sent mieux la dimension du chantier qu'avec un simple chiffre : 391 logements.