Bon, bon voilà, faut bien le dire, le blog a un an.
Un an de blog c'est 174 posts avec plus de 20 commentaires et 3 galeries de photos (ORU ; ORU2 et ORU3) en ligne pour un total de 1 011 images.
Un an de blog c'est 1 537 visiteurs uniques ayant vu 3 649 pages pour une moyenne de 2 minutes 30 sur le site et 2,37 pages vues. (Merci à eux)
Un an de blog c'est un trafic paritairement réparti sur trois sources :
* accès direct via l'url : 34,82%
* accès par un site référent : 32,98%
* accès par des mots clefs : 32,20% dont les 5 premiers sont : oreur - oru epernay - zup bernon - anti demolition - le journal de "l oreur".
Opération Résidentielle d'Environnement Urbain Ravagé
La vie au jour le jour d'une ORU vu par la voix des résidents.
Au 1° février 2007, les ORU concernaient 508 quartiers en France.
mercredi 12 décembre 2007
mardi 11 décembre 2007
Résidentialisation (atelier 2/4)
Plus encadré que la dernière fois puisqu'une rencontre avec la directrice du renouvellement urbain est programmée pour répondre à nos questions pour le prochain atelier (cad Coeur de quartier (atelier 3/4) : 22-01-08).
Avec comme pour le précédent atelier la présence d'observateurs extérieurs en les personnes de Anne Badrignans de l'atelier Frédérique Garnier (paysagiste) et Michel Ceccaldi du bureau UP2M (sociologue et urbaniste).
Comme annoncé, la thématique de l'atelier se situait dans un premier temps sur la voiture et donc les stationnements. Mais bon, la convention fait largement état de l'importance du parking pour qu'on sache déjà combien le problème est pris au sérieux.
Alors d'où qu'on la gare la voiture, quand on va aux commerces (heu, ben c'est à 500 mètres alors en fait on la gare pas vu qu'on la prend pas...), quand on rentre chez nous, d'où qu'on dit aux potes de se garer et tout ça.
Le tout nous donne un joli plan qui localise aussi la zone où les voitures volées sont abandonnées (-1 000 points pour l'image sécurisante du quartier).

On apprend aussi l'existence d'un parking clos, tellement clos qu'il n'abrite plus de voitures depuis nombres d'années suite à deux incendies volontaires. Etonnant... (-2 000 points pour l'image sécurisante du quartier)

Et on nous dénombre exactement le nombre de places disponibles officiellement sur le quartier cad 552 places de parking et 176 box (souffrant de la très redondante vacance liée au quartier puisqu'environ 40 d'entre eux n'auraient pas trouvé preneur à 43 € le box où un coup de pied suffit à faire voler la porte, on peut s'étonner, c'est vrai).
Ensuite histoire de pas passer tous le temps juste sur la thématique voiture, il a été question des abords d'immeubles où il était surtout question de prouver l'effet labyrinthe du site.
Exemple : Pour aller chez Mr X habitant au Y° étage du Z square ponpon, c'est simple.
Prendre l'allée signalé par le panneau square pinpon, surtout ne pas prendre l'allée signalée par square ponpon c'est un cul-de-sac où nombre de véhicules officiels (police, pompiers, livreurs, etc.) viennent se perdre en cherchant le square ponpon. Une fois, cette embûche évitée, rentrer dans le batiment portant un numéro Z (logique pour aller au Z square ponpon, sauf que ce bâtiment là en fait c'est le W square pinpon, sisisi...). Monter au V étage square pinpon puis traverser vers le square ponpon via un couloir pour redescendre au Y° étage du Z square ponpon. Mais si c'est simple.
Un fois, ce lamentable constat fait où de l'aveu même de l'urbaniste, peu de solutions réalistes et efficaces outre la démolition ne semblent possibles.
On parle d'un autre problème, les rez-de-chaussée que personne ne veut, on se demande bien pourquoi. Et de se souvenir de ce malheureux gars qui s'en était fait refiler un, un été et qui a fini par fuir au bout de 3 carreaux cassés à coup de ballon. Alors pour ça, la solution préconisée c'est de mettre des services tertiaires, entreprises ou autres. Hum, mais c'est déjà le cas, la plupart des seuls locaux de rez-de-chaussée encore occupés ne sont plus des habitations et depuis longtemps.
Liste des ateliers :
Atelier Jeunes : 05-12-07
Atelier Visite Hors du site : 12-01-08
Coeur de quartier (atelier 1/4) : 20-11-07
Coeur de quartier (atelier 2/4) : 04-12-07
Coeur de quartier (atelier 3/4) : 22-01-08
Coeur de quartier (atelier 4/4) : 04-03-08
Résidentialisation (atelier 1/4) : 27-11-07
Résidentialisation (atelier 2/4) : 11-12-07
Résidentialisation (atelier 3/4) : 15-01-08
Résidentialisation (atelier 4/4) : 26-02-08
Qualité de service et réhabilitation des logements (atelier 1/4) : 29-01-08
Qualité de service et réhabilitation des logements (atelier 2/4) : 05-02-08
Qualité de service et réhabilitation des logements (atelier 3/4) : ??-??-08
Qualité de service et réhabilitation des logements (atelier 4/4) : ??-??-08
Avec comme pour le précédent atelier la présence d'observateurs extérieurs en les personnes de Anne Badrignans de l'atelier Frédérique Garnier (paysagiste) et Michel Ceccaldi du bureau UP2M (sociologue et urbaniste).
Comme annoncé, la thématique de l'atelier se situait dans un premier temps sur la voiture et donc les stationnements. Mais bon, la convention fait largement état de l'importance du parking pour qu'on sache déjà combien le problème est pris au sérieux.
Alors d'où qu'on la gare la voiture, quand on va aux commerces (heu, ben c'est à 500 mètres alors en fait on la gare pas vu qu'on la prend pas...), quand on rentre chez nous, d'où qu'on dit aux potes de se garer et tout ça.
Le tout nous donne un joli plan qui localise aussi la zone où les voitures volées sont abandonnées (-1 000 points pour l'image sécurisante du quartier).

On apprend aussi l'existence d'un parking clos, tellement clos qu'il n'abrite plus de voitures depuis nombres d'années suite à deux incendies volontaires. Etonnant... (-2 000 points pour l'image sécurisante du quartier)

Et on nous dénombre exactement le nombre de places disponibles officiellement sur le quartier cad 552 places de parking et 176 box (souffrant de la très redondante vacance liée au quartier puisqu'environ 40 d'entre eux n'auraient pas trouvé preneur à 43 € le box où un coup de pied suffit à faire voler la porte, on peut s'étonner, c'est vrai).
Ensuite histoire de pas passer tous le temps juste sur la thématique voiture, il a été question des abords d'immeubles où il était surtout question de prouver l'effet labyrinthe du site.
Exemple : Pour aller chez Mr X habitant au Y° étage du Z square ponpon, c'est simple.
Prendre l'allée signalé par le panneau square pinpon, surtout ne pas prendre l'allée signalée par square ponpon c'est un cul-de-sac où nombre de véhicules officiels (police, pompiers, livreurs, etc.) viennent se perdre en cherchant le square ponpon. Une fois, cette embûche évitée, rentrer dans le batiment portant un numéro Z (logique pour aller au Z square ponpon, sauf que ce bâtiment là en fait c'est le W square pinpon, sisisi...). Monter au V étage square pinpon puis traverser vers le square ponpon via un couloir pour redescendre au Y° étage du Z square ponpon. Mais si c'est simple.
Un fois, ce lamentable constat fait où de l'aveu même de l'urbaniste, peu de solutions réalistes et efficaces outre la démolition ne semblent possibles.
On parle d'un autre problème, les rez-de-chaussée que personne ne veut, on se demande bien pourquoi. Et de se souvenir de ce malheureux gars qui s'en était fait refiler un, un été et qui a fini par fuir au bout de 3 carreaux cassés à coup de ballon. Alors pour ça, la solution préconisée c'est de mettre des services tertiaires, entreprises ou autres. Hum, mais c'est déjà le cas, la plupart des seuls locaux de rez-de-chaussée encore occupés ne sont plus des habitations et depuis longtemps.
Liste des ateliers :
Atelier Jeunes : 05-12-07
Atelier Visite Hors du site : 12-01-08
Coeur de quartier (atelier 1/4) : 20-11-07
Coeur de quartier (atelier 2/4) : 04-12-07
Coeur de quartier (atelier 3/4) : 22-01-08
Coeur de quartier (atelier 4/4) : 04-03-08
Résidentialisation (atelier 1/4) : 27-11-07
Résidentialisation (atelier 2/4) : 11-12-07
Résidentialisation (atelier 3/4) : 15-01-08
Résidentialisation (atelier 4/4) : 26-02-08
Qualité de service et réhabilitation des logements (atelier 1/4) : 29-01-08
Qualité de service et réhabilitation des logements (atelier 2/4) : 05-02-08
Qualité de service et réhabilitation des logements (atelier 3/4) : ??-??-08
Qualité de service et réhabilitation des logements (atelier 4/4) : ??-??-08
vendredi 7 décembre 2007
Salle polyvalente
Avec toutes nos rénovations, on avait pas encore parlé de la salle polyvalente dont les rénovations sont contemporaines de celles de la MPT.
Bon faut dire aussi qu'elle est située à un endroit où c'est difficile de faire des photos qui rendent quelque chose. Mais bon, là les travaux ont assez avancés pour qu'on voit quand même un peu le truc.



Chiffres :
* Réhabilitation bâtiment superette et Espace Bernon-Animation : Coût : 1 374 023 €uros HT ou 1 643 332 €uros TTC
* Acquisition friche ancienne superette : Coût : 109 060 €uros HT ou 118 000 €uros TTC
(Source : tableau financier et échéancier de la convention, Annexe 2B page 68.)
* Aménagement de la salle polyvalente : Coût : 1 579 300 €uros
(Source : Epernay, le journal, janvier 2008, n°67, page 8.)
Bon faut dire aussi qu'elle est située à un endroit où c'est difficile de faire des photos qui rendent quelque chose. Mais bon, là les travaux ont assez avancés pour qu'on voit quand même un peu le truc.



Chiffres :
* Réhabilitation bâtiment superette et Espace Bernon-Animation : Coût : 1 374 023 €uros HT ou 1 643 332 €uros TTC
* Acquisition friche ancienne superette : Coût : 109 060 €uros HT ou 118 000 €uros TTC
(Source : tableau financier et échéancier de la convention, Annexe 2B page 68.)
* Aménagement de la salle polyvalente : Coût : 1 579 300 €uros
(Source : Epernay, le journal, janvier 2008, n°67, page 8.)
fuite
Bon, faut pas croire mais ça consomme une eau dingue un chantier comme celui-là - pour éviter de nous faire de la poussière (sauf que bon vu la poussière qu'on a quand même beaucoup, beaucoup, un peu plus ça change plus grand chose...).
Et donc depuis le début, ils sont branché sur une borne incendie et depuis le début ça fuit plus ou moins en fonction.
Mais ça n'avait jamais fuit assez pour que ça puisse rendre en photo.
C'est maintenant chose faite.

Et donc depuis le début, ils sont branché sur une borne incendie et depuis le début ça fuit plus ou moins en fonction.
Mais ça n'avait jamais fuit assez pour que ça puisse rendre en photo.
C'est maintenant chose faite.

mercredi 5 décembre 2007
convention
On la cherche depuis mercredi dernier, mais elle est finalement en ligne sur le site de l'ANRU cf http://www.anru.fr/IMG/pdf/Epernay-2.pdf. Bon la visibilité via pdf d'un document préalablement scanné n'est pas du meilleur goût pour la lisibilité des annexes du sus-cité document mais c'est l'intention qui compte.
Par contre, la sus-citée convention ne cesse de faire référence à ses futurs avenants (concernant la phase 2 (110 logements à déconstruire) et la phase 3 (rénovation Bernon bas)) avenants respectivement signé 6 mois et 18 mois après mais dont il semble encore difficile de se procurer le contenu.
Pourtant les avenants en question sont sans doute responsables de la différence de date de fin de travaux préalablement annoncée aux habitants (et sur la convention) soit 2009 et qui ne correspond pas avec les 2012 du Toit Champenois (qui lui doit possèder les fameux avenants donc les bonnes dates...).
Il n'empêche que si incomplète qu'elle soit cette convention est très claire sur différents points déjà traité ici :
* un établisement tertiaire pour l'ensemble des sparnaciens (allusion page 7)
* attribution à la Foncière Logement d'une surface non-déterminée lors de la convention (mais déterminée par les avenants suivants) sur l'espace libéré par la décontruction de la place Debussy et du square Weber. (cité page 5, allusion page 7, cité page 20)
Sachant que de toute façon, ces deux éléments appartiennent au concept ORU l'un permettant de resituer le quartier dans la ville et d'en changer l'image en obligeant les gens de la ville à venir et l'autre devant générer la fameuse mixité sociale prônée par les ORU comme la solution.
Qu'importe que l'un et l'autre aient déjà été tentés (et échoués) ailleurs.
Et on repense à nos architectes qui parlaient de ces architectes qui s'étaient opposés au concept de grands ensembles et on se demande qui sont aujourd'hui les architectes visionnaires qui s'opposent au concept d'ORU.
On y apprend aussi au passage deux-trois petites choses comme :
* la construction de 5 logements à typologie adaptée aux grandes familles (PLAI) (page 16) ce qui est plutôt une bonne nouvelle dont on s'étonne que personne ne communique dessus mais qui va dans le sens où les consultations avec les habitants ne portent guère plus que sur la couleur des bancs puisque l'espace libéré semble déjà relativement occupé...
* la mise en place d'une sorte d'itinéraire de délestement de l'avenue de Champagne via l'avenue Middelkerke pour joindre la nouvelle ZAC Porte Sud. (page 7)
On apprend au passage que l'ORU a beau croire en ses objectifs de changement durable, il est quand même question d'organiser des végétations de haute tige de façon à réduire l'impact visuel de certains immeubles.(page 7)
M'enfin, quelques éléments positifs ressortent de tout cela :
* une place pour le jardin partagé que l'on imagine parfaitement s'insérer dans la liaison paysagère entre le Mont Bernon, l'espace central Debussy et le parc ceinturant le quartier au Sud. (page 7)
* et l'importance de l'information des habitants pour obtenir leur soutien (même si on est loin du compte, la mention existe dès le départ) (page 11 à 13)
On terminera par un rappel sur la dimension de changement durable impliqué par l'ORU et sur l'impact de ce type d'opération sur l'ensemble de la ville - voir même de la région. Et on regardera d'un oeil un peu plus concerné les autres ORU en cours dans la ville dont les relogements pourraient se finir chez nous.
Et encore une fois, on déplorera que l'information claire et pédagogique préconisée par la convention, l'ANRU et le comité d'évaluation de l'ANRU soit si défaillante...
Par contre, la sus-citée convention ne cesse de faire référence à ses futurs avenants (concernant la phase 2 (110 logements à déconstruire) et la phase 3 (rénovation Bernon bas)) avenants respectivement signé 6 mois et 18 mois après mais dont il semble encore difficile de se procurer le contenu.
Pourtant les avenants en question sont sans doute responsables de la différence de date de fin de travaux préalablement annoncée aux habitants (et sur la convention) soit 2009 et qui ne correspond pas avec les 2012 du Toit Champenois (qui lui doit possèder les fameux avenants donc les bonnes dates...).
Il n'empêche que si incomplète qu'elle soit cette convention est très claire sur différents points déjà traité ici :
* un établisement tertiaire pour l'ensemble des sparnaciens (allusion page 7)
* attribution à la Foncière Logement d'une surface non-déterminée lors de la convention (mais déterminée par les avenants suivants) sur l'espace libéré par la décontruction de la place Debussy et du square Weber. (cité page 5, allusion page 7, cité page 20)
Sachant que de toute façon, ces deux éléments appartiennent au concept ORU l'un permettant de resituer le quartier dans la ville et d'en changer l'image en obligeant les gens de la ville à venir et l'autre devant générer la fameuse mixité sociale prônée par les ORU comme la solution.
Qu'importe que l'un et l'autre aient déjà été tentés (et échoués) ailleurs.
Et on repense à nos architectes qui parlaient de ces architectes qui s'étaient opposés au concept de grands ensembles et on se demande qui sont aujourd'hui les architectes visionnaires qui s'opposent au concept d'ORU.
On y apprend aussi au passage deux-trois petites choses comme :
* la construction de 5 logements à typologie adaptée aux grandes familles (PLAI) (page 16) ce qui est plutôt une bonne nouvelle dont on s'étonne que personne ne communique dessus mais qui va dans le sens où les consultations avec les habitants ne portent guère plus que sur la couleur des bancs puisque l'espace libéré semble déjà relativement occupé...
* la mise en place d'une sorte d'itinéraire de délestement de l'avenue de Champagne via l'avenue Middelkerke pour joindre la nouvelle ZAC Porte Sud. (page 7)
On apprend au passage que l'ORU a beau croire en ses objectifs de changement durable, il est quand même question d'organiser des végétations de haute tige de façon à réduire l'impact visuel de certains immeubles.(page 7)
M'enfin, quelques éléments positifs ressortent de tout cela :
* une place pour le jardin partagé que l'on imagine parfaitement s'insérer dans la liaison paysagère entre le Mont Bernon, l'espace central Debussy et le parc ceinturant le quartier au Sud. (page 7)
* et l'importance de l'information des habitants pour obtenir leur soutien (même si on est loin du compte, la mention existe dès le départ) (page 11 à 13)
On terminera par un rappel sur la dimension de changement durable impliqué par l'ORU et sur l'impact de ce type d'opération sur l'ensemble de la ville - voir même de la région. Et on regardera d'un oeil un peu plus concerné les autres ORU en cours dans la ville dont les relogements pourraient se finir chez nous.
Et encore une fois, on déplorera que l'information claire et pédagogique préconisée par la convention, l'ANRU et le comité d'évaluation de l'ANRU soit si défaillante...
mardi 4 décembre 2007
Coeur de quartier (atelier 2/4)
Enfin l'atelier tant attendu d'un côté les architectes viennent de l'autre, on arrive avec de très nombreuses questions.
L'atelier commence par un récapitulatif des ateliers précédents, très brouillon puisqu'il part du principe qu'on a assisté à tous les ateliers (paradoxal puisqu'on nous a chaudement recommandé de ne pas nous inscrire à tous les ateliers pour faire plus de places...)
Puis la question se pose sur quoi faire du coeur de chantier mais en partant de ce qu'il y avait avant, donc sans parler du square weber ce qui continue de laisser planer le doute sur son futur devenir...
On nous propose cette fois de remplir un questionnaire sur les rôles, les fonctions, les utilisations passées, actuelles ou potentielles des lieux qu'on commente tous ensemble.

De vrais propositions se dégagent on parle du jardin partagé et d'un lieu d'échange et de rencontre, d'une maison de quartier destinée aux enfants, aux adolescents, à tous ceux qui ont besoin d'une aide ponctuelle loin des structures rigides médicalisées traditionnelles et ouverte de nuit à ce titre.
L'imagination s'emballe et pendant quelques secondes, je crois qu'on l'a tous vu notre jardin partagé à côté d'un bâtiment gai, coloré et amical.
Et enfin un petit topo sur l'historique du quartier, les erreurs démographiques qui ont amenées à des constructions disproportionnées, le tout tempéré par le discours des architectes qui nous expliquent qu'à l'époque outre les mauvaises prévisions des démographes, il existait aussi une notion de ville nouvelle (un peu comme Simcity) avec des quartiers d'habitations loin des bruyants commerces et loin des polluantes usines (sauf que dans la vraie vie, ça marche pas comme dans Simcity...). Et que cette notion de ville nouvelle a été combattue en son temps et dénoncée comme un échec à venir par certains architectes que personne n'a écouté...
Les architectes nous ont réexpliqué leur façon de travailler, totalement différente de celle de l'époque ils ne sont pas porteurs d'un concept de ville nouvelle, ils se présentent comme à notre écoute d'experts d'usage et se proposent d'apporter leur expertise technique et leur interprétations personnelles de nos problèmes dans leur proposition. Un discours qui aura le mérite d'être rassurant.
Plus rassurant que celui qui consistait à avouer à demi mot que l'équipement tertaire comme les pavillons de 1% patronale était plus ou moins parti-prenante du concept ORU. Parce que l'équipement tertaire fait venir les gens dans le quartier et donc l'ouvre... Permettez nous de rester sceptiques face à un argumentaire aussi peu convaincant d'autant qu'à Reims la médecine du travail est dans le quartier pont de vitry, demandez-leur si ça a changé l'image du quartier...
L'atelier se termine, il nous reste de nombreuses questions en suspend dont il est clair qu'on ne nous laissera pas en débattre plus ici.
On retiendra que :
* les accords avec la Foncière ne concerneraient que vigne-blanche ; bien mais pourquoi Weber a été inclus dans la démolition alors qu'il n'y était pas programmé et alors même que la Foncière avait nettement manifesté son intéret pour ce terrain au point que cela soit dans les documents officiels. D'ailleurs l'animatrice de l'atelier comme son collègue la fois précédente confirmera que ces emplacements sont sans doute les meilleurs du quartier. Soit et c'est bien pour ça qu'on aimerait les garder pour nous !
* l'équipement tertiaire pour l'ensemble des habitants est généralement parti-prenante des concepts ORU, présenté comme un vecteur permettant de changer durablement l'image du quartier son avénement semble inévitable. Alors, on aura au moins tenté de faire passer le message que la médecine du travail, c'était pas sexy.
Et pour l'ironie de la chose, on se souviendra d'une anecdote issue du comité d'évalution de l'ANRU, le rapport explique qu'au Havres, l'architecte a surprotégé les parkings pour répondre aux désirs des habitants mais oubliant que dans une volonté de changement durable comme l'ANRU, cette sur-protection serait un aveu de la part même de l'architecte de sa certitude dans l'inefficacité de l'ORU.
Et l'on rapprochera cette anecdote de la phrase sèche de l'animatrice qui nous répond :
Qui sonne, elle aussi, comme une certitude dans l'inefficacité de l'ORU...
Sauf que nous, on y croit, on croit vraiment que si on nous écoute, on connait assez notre quartier pour l'aider à changer son image tout seul comme un grand.
Si on nous écoute et surtout si on nous informe.
Liste des ateliers :
Atelier Jeunes : 05-12-07
Atelier Visite Hors du site : 12-01-08
Coeur de quartier (atelier 1/4) : 20-11-07
Coeur de quartier (atelier 2/4) : 04-12-07
Coeur de quartier (atelier 3/4) : 22-01-08
Coeur de quartier (atelier 4/4) : 04-03-08
Résidentialisation (atelier 1/4) : 27-11-07
Résidentialisation (atelier 2/4) : 11-12-07
Résidentialisation (atelier 3/4) : 15-01-08
Résidentialisation (atelier 4/4) : 26-02-08
Qualité de service et réhabilitation des logements (atelier 1/4) : 29-01-08
Qualité de service et réhabilitation des logements (atelier 2/4) : 05-02-08
Qualité de service et réhabilitation des logements (atelier 3/4) : ??-??-08
Qualité de service et réhabilitation des logements (atelier 4/4) : ??-??-08
L'atelier commence par un récapitulatif des ateliers précédents, très brouillon puisqu'il part du principe qu'on a assisté à tous les ateliers (paradoxal puisqu'on nous a chaudement recommandé de ne pas nous inscrire à tous les ateliers pour faire plus de places...)
Puis la question se pose sur quoi faire du coeur de chantier mais en partant de ce qu'il y avait avant, donc sans parler du square weber ce qui continue de laisser planer le doute sur son futur devenir...
On nous propose cette fois de remplir un questionnaire sur les rôles, les fonctions, les utilisations passées, actuelles ou potentielles des lieux qu'on commente tous ensemble.

De vrais propositions se dégagent on parle du jardin partagé et d'un lieu d'échange et de rencontre, d'une maison de quartier destinée aux enfants, aux adolescents, à tous ceux qui ont besoin d'une aide ponctuelle loin des structures rigides médicalisées traditionnelles et ouverte de nuit à ce titre.
L'imagination s'emballe et pendant quelques secondes, je crois qu'on l'a tous vu notre jardin partagé à côté d'un bâtiment gai, coloré et amical.
Et enfin un petit topo sur l'historique du quartier, les erreurs démographiques qui ont amenées à des constructions disproportionnées, le tout tempéré par le discours des architectes qui nous expliquent qu'à l'époque outre les mauvaises prévisions des démographes, il existait aussi une notion de ville nouvelle (un peu comme Simcity) avec des quartiers d'habitations loin des bruyants commerces et loin des polluantes usines (sauf que dans la vraie vie, ça marche pas comme dans Simcity...). Et que cette notion de ville nouvelle a été combattue en son temps et dénoncée comme un échec à venir par certains architectes que personne n'a écouté...
Les architectes nous ont réexpliqué leur façon de travailler, totalement différente de celle de l'époque ils ne sont pas porteurs d'un concept de ville nouvelle, ils se présentent comme à notre écoute d'experts d'usage et se proposent d'apporter leur expertise technique et leur interprétations personnelles de nos problèmes dans leur proposition. Un discours qui aura le mérite d'être rassurant.
Plus rassurant que celui qui consistait à avouer à demi mot que l'équipement tertaire comme les pavillons de 1% patronale était plus ou moins parti-prenante du concept ORU. Parce que l'équipement tertaire fait venir les gens dans le quartier et donc l'ouvre... Permettez nous de rester sceptiques face à un argumentaire aussi peu convaincant d'autant qu'à Reims la médecine du travail est dans le quartier pont de vitry, demandez-leur si ça a changé l'image du quartier...
L'atelier se termine, il nous reste de nombreuses questions en suspend dont il est clair qu'on ne nous laissera pas en débattre plus ici.
On retiendra que :
* les accords avec la Foncière ne concerneraient que vigne-blanche ; bien mais pourquoi Weber a été inclus dans la démolition alors qu'il n'y était pas programmé et alors même que la Foncière avait nettement manifesté son intéret pour ce terrain au point que cela soit dans les documents officiels. D'ailleurs l'animatrice de l'atelier comme son collègue la fois précédente confirmera que ces emplacements sont sans doute les meilleurs du quartier. Soit et c'est bien pour ça qu'on aimerait les garder pour nous !
* l'équipement tertiaire pour l'ensemble des habitants est généralement parti-prenante des concepts ORU, présenté comme un vecteur permettant de changer durablement l'image du quartier son avénement semble inévitable. Alors, on aura au moins tenté de faire passer le message que la médecine du travail, c'était pas sexy.
Et pour l'ironie de la chose, on se souviendra d'une anecdote issue du comité d'évalution de l'ANRU, le rapport explique qu'au Havres, l'architecte a surprotégé les parkings pour répondre aux désirs des habitants mais oubliant que dans une volonté de changement durable comme l'ANRU, cette sur-protection serait un aveu de la part même de l'architecte de sa certitude dans l'inefficacité de l'ORU.
Et l'on rapprochera cette anecdote de la phrase sèche de l'animatrice qui nous répond :
"ben oui, la médecine du travail... on aimerait bien vous dire que la comédie a proposé de s'installer ici mais c'est pas le cas."
Qui sonne, elle aussi, comme une certitude dans l'inefficacité de l'ORU...
Sauf que nous, on y croit, on croit vraiment que si on nous écoute, on connait assez notre quartier pour l'aider à changer son image tout seul comme un grand.
Si on nous écoute et surtout si on nous informe.
Liste des ateliers :
Atelier Jeunes : 05-12-07
Atelier Visite Hors du site : 12-01-08
Coeur de quartier (atelier 1/4) : 20-11-07
Coeur de quartier (atelier 2/4) : 04-12-07
Coeur de quartier (atelier 3/4) : 22-01-08
Coeur de quartier (atelier 4/4) : 04-03-08
Résidentialisation (atelier 1/4) : 27-11-07
Résidentialisation (atelier 2/4) : 11-12-07
Résidentialisation (atelier 3/4) : 15-01-08
Résidentialisation (atelier 4/4) : 26-02-08
Qualité de service et réhabilitation des logements (atelier 1/4) : 29-01-08
Qualité de service et réhabilitation des logements (atelier 2/4) : 05-02-08
Qualité de service et réhabilitation des logements (atelier 3/4) : ??-??-08
Qualité de service et réhabilitation des logements (atelier 4/4) : ??-??-08
Jardin partagé
Dans le contexte de l'ORU du quartier Bernon, la déconstruction a permis la mise à jour d'un espace d'1,5 hectares.
Cette déconstruction est connue et subie de long terme par les habitants du quartier ; une dynamique de concertation indispensable, aux ambitions affichées par la Loi d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine, a été mise en place.
Dans ce cadre, proposition est faite par les habitants consultés de mettre en place un jardin partagé selon des modalités à définir plus précisément via une phase de consultation de l'ensemble des habitants visant à leur permettre de s'approprier le projet, de le personnaliser en fonction de leur attente et donc de le pérenniser dans l'avenir.
Il s'agit donc dans un premier temps de faire connaître le projet.

Définition du terme jardin partagé : (source brochure présentant le programme de "jardins partagés" de la mairie de Paris : le programme "La main verte")
C'est un jardin de proximité, animé par une association proposant des activités collectives de jardinage développant l'éducation, l'insertion et la création de lien social.
Il convient de souligner que si le jardin partagé est un jardin de proximité concernant avant tout les habitants du quartier. Il peut s'adresser à un public plus large dans le cadre d'actions pédagogiques adressées à l'ensemble des écoles de la ville ou via des actions d'ouvertures du jardin au public (repas de quartier, soupes mensuelles, événement national "les jardins en fête", animation pour halloween, animation pour la fête du printemps, etc.) qui permettraient de prolonger l'action de l'ORU en terme de désenclavage et d'amélioration de l'image du quartier.
Toujours dans le cadre de la pérennité des travaux engagés par l'ORU, le jardin partagé peut participer à la résidentialisation en spécifiant un usage à des espaces indifférenciés améliorant d'autant leur sécurisation.
En ce sens, le jardin partagé est une réponse à plusieurs points soulevés par l'ORU concernant l'appropriation du projet par les habitants, par exemple, condition sine qua none à la réalisation des objectifs visée par la Loi d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine.
En effet, c'est un projet fédérateur, créateur de lien social, porteur de valeurs citoyennes et d'une grande sensibilisation à l'environnement.
Le jardin permet de mettre en place un lieu convivial où l'échange de savoir, le partage de compétences et l'apprentissage de la civilité permettent une mixité inter-générationnelles et inter-ethniques.
Comme il permet d'améliorer le cadre de vie et la qualité de vie des habitants non seulement par l'accès à un loisir de proximité mais aussi en végétalisant le quartier de manière ludique et collective ; il confère donc de fait une nouvelle expertise aux habitants concernant le paysage de leur quartier ce qui favorise l'appropriation de l'espace public propre à la résidentialisation. Le rapport à l’espace public se trouve restauré grâce à ce type d’action.
C'est un exemple d'aménagement durable à échelle humaine, en effet, le remplacement de surfaces engazonnées par des jardins partagés a des effets positifs sur la consommation d'eau autant que sur le tri des déchets organiques qui peuvent être réutilisés comme compost, réduisant d'autant les coûts de traitements et transport liés à ces déchets.
De plus, il participe à la biodiversité urbaine tout en ayant une fonction sociale grâce à sa fonction d'auto-consommation.
Il peut servir à des actions pédagogiques ou d'insertion orientées sur le cycle végétal, la bio-diversité, le jardinnage, l'équilibre alimentaire, le goût. Dans des quartiers où le taux de chômage est élevé, le jardin partagé peut permettre à certaines personnes de passer d'un statut passif à un statut actif leur permettant de changer positivement leur image d'eux-même ainsi qu'auprès d'autrui.
De nombreuses expériences de jardins partagés existent en France (Paris, Bordeaux, Brest, Nantes, Toulouse, etc.) comme de part le monde (Beyrouth, Bruxelles, Lausanne, etc.), certains d'entre eux ont plus de 30 ans d'existence (cas des jardins communs de New York) démontrant la possible pérennité du projet, tout en lui donnant de solides appuis en terme de conseils et de documentations via les réseaux mis en place par ces jardins pré-existants (
réseau national "Le Jardin dans tous ses états" ).
Ce type de projet reste relativement peu onéreux tout en permettant facilement des aménagements pour un accès aux personnes handicapées (allées stabilisés, tracé rectiligne, présence de repères, bac surélevés).
La plupart des équipements et des plantations sont pourvus par les usagers. Les frais de conception sont moindres et portent principalement sur :
* la mise en place d'une clôture qui détermine non seulement l'emplacement du jardin mais surtout le protège des animaux domestiques ou errants,
* la mise en place d'un filet semble elle aussi indispensable pour protéger les semis et les jeunes pousses des pigeons nombreux dans le quartier,
* l'installation d'un cabanon pour les outils serait bienvenue.
Il convient de préciser que selon des études réalisées par des techniciens d'espaces verts :
* Les frais d'aménagement d'espaces verts conventionnels varient de 15 à 70 € H.T./m2
* La création de parcelles individuelles regroupées en jardins familiaux coûte entre 10 et 28 € H.T./m2
* La création de jardins communautaires, de proximité ou insérés dans une trame verte urbaine, coûte entre 7 et 22 € H.T./m2
Selon la Fédération des Jardins Familiaux de l'Agglomération de Reims, un jardin de 120 m2 requiert six heures de travail minimum par semaine et un budget de 120 € (pour les achats de semis ou de plants, carburant pour tondeuse et motoculteur, traitement) qui peut diminuer si les jardiniers produisent eux même leur semis, graines, traitements (purin d'ortie, etc.) .

Moins coûteux, mais plus riches en fonctions sociales et écologiques, le jardin partagé s'inscrit dans une meilleure "efficience économique globale" des investissements publics.
Document au format imprimable.
Cette déconstruction est connue et subie de long terme par les habitants du quartier ; une dynamique de concertation indispensable, aux ambitions affichées par la Loi d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine, a été mise en place.
Dans ce cadre, proposition est faite par les habitants consultés de mettre en place un jardin partagé selon des modalités à définir plus précisément via une phase de consultation de l'ensemble des habitants visant à leur permettre de s'approprier le projet, de le personnaliser en fonction de leur attente et donc de le pérenniser dans l'avenir.
Il s'agit donc dans un premier temps de faire connaître le projet.

Définition du terme jardin partagé : (source brochure présentant le programme de "jardins partagés" de la mairie de Paris : le programme "La main verte")
C'est un jardin de proximité, animé par une association proposant des activités collectives de jardinage développant l'éducation, l'insertion et la création de lien social.
Il convient de souligner que si le jardin partagé est un jardin de proximité concernant avant tout les habitants du quartier. Il peut s'adresser à un public plus large dans le cadre d'actions pédagogiques adressées à l'ensemble des écoles de la ville ou via des actions d'ouvertures du jardin au public (repas de quartier, soupes mensuelles, événement national "les jardins en fête", animation pour halloween, animation pour la fête du printemps, etc.) qui permettraient de prolonger l'action de l'ORU en terme de désenclavage et d'amélioration de l'image du quartier.
Toujours dans le cadre de la pérennité des travaux engagés par l'ORU, le jardin partagé peut participer à la résidentialisation en spécifiant un usage à des espaces indifférenciés améliorant d'autant leur sécurisation.
En ce sens, le jardin partagé est une réponse à plusieurs points soulevés par l'ORU concernant l'appropriation du projet par les habitants, par exemple, condition sine qua none à la réalisation des objectifs visée par la Loi d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine.
En effet, c'est un projet fédérateur, créateur de lien social, porteur de valeurs citoyennes et d'une grande sensibilisation à l'environnement.
Le jardin permet de mettre en place un lieu convivial où l'échange de savoir, le partage de compétences et l'apprentissage de la civilité permettent une mixité inter-générationnelles et inter-ethniques.
Comme il permet d'améliorer le cadre de vie et la qualité de vie des habitants non seulement par l'accès à un loisir de proximité mais aussi en végétalisant le quartier de manière ludique et collective ; il confère donc de fait une nouvelle expertise aux habitants concernant le paysage de leur quartier ce qui favorise l'appropriation de l'espace public propre à la résidentialisation. Le rapport à l’espace public se trouve restauré grâce à ce type d’action.
C'est un exemple d'aménagement durable à échelle humaine, en effet, le remplacement de surfaces engazonnées par des jardins partagés a des effets positifs sur la consommation d'eau autant que sur le tri des déchets organiques qui peuvent être réutilisés comme compost, réduisant d'autant les coûts de traitements et transport liés à ces déchets.
De plus, il participe à la biodiversité urbaine tout en ayant une fonction sociale grâce à sa fonction d'auto-consommation.
Il peut servir à des actions pédagogiques ou d'insertion orientées sur le cycle végétal, la bio-diversité, le jardinnage, l'équilibre alimentaire, le goût. Dans des quartiers où le taux de chômage est élevé, le jardin partagé peut permettre à certaines personnes de passer d'un statut passif à un statut actif leur permettant de changer positivement leur image d'eux-même ainsi qu'auprès d'autrui.
De nombreuses expériences de jardins partagés existent en France (Paris, Bordeaux, Brest, Nantes, Toulouse, etc.) comme de part le monde (Beyrouth, Bruxelles, Lausanne, etc.), certains d'entre eux ont plus de 30 ans d'existence (cas des jardins communs de New York) démontrant la possible pérennité du projet, tout en lui donnant de solides appuis en terme de conseils et de documentations via les réseaux mis en place par ces jardins pré-existants (
réseau national "Le Jardin dans tous ses états" ).
Ce type de projet reste relativement peu onéreux tout en permettant facilement des aménagements pour un accès aux personnes handicapées (allées stabilisés, tracé rectiligne, présence de repères, bac surélevés).
La plupart des équipements et des plantations sont pourvus par les usagers. Les frais de conception sont moindres et portent principalement sur :
* la mise en place d'une clôture qui détermine non seulement l'emplacement du jardin mais surtout le protège des animaux domestiques ou errants,
* la mise en place d'un filet semble elle aussi indispensable pour protéger les semis et les jeunes pousses des pigeons nombreux dans le quartier,
* l'installation d'un cabanon pour les outils serait bienvenue.
Il convient de préciser que selon des études réalisées par des techniciens d'espaces verts :
* Les frais d'aménagement d'espaces verts conventionnels varient de 15 à 70 € H.T./m2
* La création de parcelles individuelles regroupées en jardins familiaux coûte entre 10 et 28 € H.T./m2
* La création de jardins communautaires, de proximité ou insérés dans une trame verte urbaine, coûte entre 7 et 22 € H.T./m2
Selon la Fédération des Jardins Familiaux de l'Agglomération de Reims, un jardin de 120 m2 requiert six heures de travail minimum par semaine et un budget de 120 € (pour les achats de semis ou de plants, carburant pour tondeuse et motoculteur, traitement) qui peut diminuer si les jardiniers produisent eux même leur semis, graines, traitements (purin d'ortie, etc.) .

Moins coûteux, mais plus riches en fonctions sociales et écologiques, le jardin partagé s'inscrit dans une meilleure "efficience économique globale" des investissements publics.
Document au format imprimable.
lundi 3 décembre 2007
Le cas des commerces
C'est le point 2 pour les idées d'amménagements de nos 1,5 hectares.
2. réamménagement du centre commercial



Alors si pendant si longtemps, on nous a présenté tout cela comme une rénovation tellement totale qu'il semblait évident qu'on nous parlait de tout raser pour tout reconstruire d'où nos inquiétudes légitimes quand à la durée des travaux et aux délais de réouverture des commerces. L'information faite aux commerçants semble légérement divergente.
Tout commence hier soir, un oubli, un petit tour rapide à l'épicier qui annonce, c'est le dernier jour : je ferme demain : j'ai vendu.
Le choc, pas d'annonce préalable de rien, nul part, pourtant le précédent commerce qui avait fermé (une boulangerie) avait largement annoncé sa fermeture.
Perplexe, on passe une partie de la soirée à imaginer le quartier vide avec les commerces fermant les uns après les autres et 6 mois de travaux avant d'en voir un nouveau s'ouvrir.
Et nous allons voir les sus-cités commerçants pour apprendre que selon la version qu'ils possèdent le réamménagement consiste en un coup de peinture et qu'il n'a jamais été prévu de les fermer pour les travaux.
Soulagement d'un sens et d'un autre côté questionnement, pourquoi des versions si divergentes ?
Elements complémentaires :
Le réamménagement du centre commercial s'effectue avec l'aide de l'EPARECA (Etablissement Public National d'Aménagement et de Restructuration des Espaces Commerciaux et Artisanaux) sur le site duquel une fiche présente le projet concernant nos commerces.
Chiffres :
Source tableau financier et échéancier de la convention, Annexe 2B, page 68.
Commerce :
Aquisition/amélioration des 5 logements du linéaire commercial (PLUS CD) :
coût 745 103 € HT 756 084 € TTC
Réfection avenue Middelkerke et linéaire commercial :
cout : 346 000 € HT ou 414 773 € TTC
2. réamménagement du centre commercial



Alors si pendant si longtemps, on nous a présenté tout cela comme une rénovation tellement totale qu'il semblait évident qu'on nous parlait de tout raser pour tout reconstruire d'où nos inquiétudes légitimes quand à la durée des travaux et aux délais de réouverture des commerces. L'information faite aux commerçants semble légérement divergente.
Tout commence hier soir, un oubli, un petit tour rapide à l'épicier qui annonce, c'est le dernier jour : je ferme demain : j'ai vendu.
Le choc, pas d'annonce préalable de rien, nul part, pourtant le précédent commerce qui avait fermé (une boulangerie) avait largement annoncé sa fermeture.
Perplexe, on passe une partie de la soirée à imaginer le quartier vide avec les commerces fermant les uns après les autres et 6 mois de travaux avant d'en voir un nouveau s'ouvrir.
Et nous allons voir les sus-cités commerçants pour apprendre que selon la version qu'ils possèdent le réamménagement consiste en un coup de peinture et qu'il n'a jamais été prévu de les fermer pour les travaux.
Soulagement d'un sens et d'un autre côté questionnement, pourquoi des versions si divergentes ?
Elements complémentaires :
Le réamménagement du centre commercial s'effectue avec l'aide de l'EPARECA (Etablissement Public National d'Aménagement et de Restructuration des Espaces Commerciaux et Artisanaux) sur le site duquel une fiche présente le projet concernant nos commerces.
Chiffres :
Source tableau financier et échéancier de la convention, Annexe 2B, page 68.
Commerce :
Aquisition/amélioration des 5 logements du linéaire commercial (PLUS CD) :
coût 745 103 € HT 756 084 € TTC
Réfection avenue Middelkerke et linéaire commercial :
cout : 346 000 € HT ou 414 773 € TTC
Rénovation MPT (2)
épisode précédent : Rénovation MPT (1)
Ben ça avance doucement.


Tout en étant assez spectaculaire.


ça devient même officiel avec la mise en place d'un zoli panneau.

Ben ça avance doucement.


Tout en étant assez spectaculaire.


ça devient même officiel avec la mise en place d'un zoli panneau.

Concertation
A force de lire on apprend beaucoup de choses sur l'ORU. Notamment que l'ANRU possède un Comité d'évaluation et de suivi mis en place par le ministre lui-même (Jean-Louis Borloo) au moment de la mise en place de la loi en 2002.
Et ce Comité d'évaluation et de suivi fait des rapports, des expertises, des communiqués de presse, etc.
Alors on a lu avidement toutes ces informations.
Et on retient évidement ce qui reste encore d'actualité pour notre ORU comme les remarques sur les concertations des habitants.
On nous y explique d'ailleurs bien mieux que jamais l'ambition et les objectifs de l'ANRU comme le sens du terme désenclavage. Et si l'intention reste louable, la réalité de terrain rattrape souvent ces utopies.
Il convient de souligner qu'on parle ici d'experts qui annoncent eux même que les changements escomptés par les ORU seront de l'ordre de la génération afin de changer durablement les mentalités et l'image de ces quartiers.
Mais restons sur l'objet de cette note cad la concertation.
Dès février 2005, le Comité d'évaluation et de suivi de l'ANRU alerte l'ANRU sur le fait que les concertations sont un élément essentiel du programme. L'acceptation par les habitants des changements conditionne leur réussite aussi la pédagogie et l'information sont présentées comme vitales au projet.
On rappelera quand même que selon le projet de plan de financement 2004-2008 (on a toujours pas eu accès à la convention elle même) la participation des habitants est chiffrée à 101 806 € donc que le budget existe.
page 33 du rapport de 2006 du comité d'évaluation et de suivi
Instaurer une concertation locale authentique, formelle et efficiente des habitants est un enjeu majeur pour la bonne exécution du PNRU. Elle permettrait d’accélérer l’instruction des dossiers et garantirait l’efficacité de l’intervention publique, en évitant une opposition systématique des habitants – locataires comme propriétaires - et des associations.
Dans la page 35 du même rapport :
L’accès libre des habitants à une information complète, contradictoire, accessible aux non spécialistes et permanente sur les PRU est présentée comme un principe à respecter pour garantir la participation effective des habitants. (quand on pense qu'on a même pas accès à notre convention...)
Sachant que dès 2005, ce comité demandait que la participation des habitants soit conditionnée à l'obtention des crédits.
Bilan d'étape de 2005 :
page 26 : Si les outils de communication (boutiques de projets urbains, réunions d’information, conseils de quartiers, périodiques, CD-Roms etc.) sont nombreux, il n’y a pas de processus d’échanges sur les décisions entre le niveau politique, administratif et celui des habitants. Les habitants sont informés des projets de rénovation urbaine, qui font l’objet de concertation, mais leur participation à la construction du projet, aux décisions, en reste le plus souvent au stade des doléances.
Cette faible participation des habitants se caractérise par :
* L’absence de prise en compte effective de l’avis des habitants sur les opérations de rénovation ; à titre d’exemple, les habitants dont l’immeuble est résidentialisé n’ont, le plus souvent, aucune idée de la nature des travaux, de leur échéancier et participent rarement aux programmes ; cette participation nécessitant un accompagnement pédagogique.
* Le manque de cadres de concertation, dans lesquels les habitants et associations pourraient s’approprier le projet dans la durée (lieux d’habitants, rencontres avec les professionnels, ateliers) [...]
Par conséquent, les habitants ne sont pas les acteurs de la transformation de leur quartier. Au mieux, ils sont consultés comme locataires, mais leur participation effective comme citoyens n’est pas entrée dans les moeurs et effraie toujours les maires.
page 29 : L’appropriation des projets par les habitants est une condition majeure de la réussite du programme de rénovation urbaine. Le débat public et la concertation préalable et permanente constituent un investissement qui permet de gagner du temps et d’éviter les rapports de force.
Et de s'étonner que personne ne semble écouter ce comité pourtant de si bons conseils, qui ne répète qu'une chose simple, la même que nous avec ce blog : informez nous !
Il n'est pas possible d'effectuer de tels transformations sans une vraie communication avec les habitants-otages.
Et ce Comité d'évaluation et de suivi fait des rapports, des expertises, des communiqués de presse, etc.
Alors on a lu avidement toutes ces informations.
Et on retient évidement ce qui reste encore d'actualité pour notre ORU comme les remarques sur les concertations des habitants.
On nous y explique d'ailleurs bien mieux que jamais l'ambition et les objectifs de l'ANRU comme le sens du terme désenclavage. Et si l'intention reste louable, la réalité de terrain rattrape souvent ces utopies.
Il convient de souligner qu'on parle ici d'experts qui annoncent eux même que les changements escomptés par les ORU seront de l'ordre de la génération afin de changer durablement les mentalités et l'image de ces quartiers.
Mais restons sur l'objet de cette note cad la concertation.
Dès février 2005, le Comité d'évaluation et de suivi de l'ANRU alerte l'ANRU sur le fait que les concertations sont un élément essentiel du programme. L'acceptation par les habitants des changements conditionne leur réussite aussi la pédagogie et l'information sont présentées comme vitales au projet.
On rappelera quand même que selon le projet de plan de financement 2004-2008 (on a toujours pas eu accès à la convention elle même) la participation des habitants est chiffrée à 101 806 € donc que le budget existe.
page 33 du rapport de 2006 du comité d'évaluation et de suivi
Instaurer une concertation locale authentique, formelle et efficiente des habitants est un enjeu majeur pour la bonne exécution du PNRU. Elle permettrait d’accélérer l’instruction des dossiers et garantirait l’efficacité de l’intervention publique, en évitant une opposition systématique des habitants – locataires comme propriétaires - et des associations.
Dans la page 35 du même rapport :
L’accès libre des habitants à une information complète, contradictoire, accessible aux non spécialistes et permanente sur les PRU est présentée comme un principe à respecter pour garantir la participation effective des habitants. (quand on pense qu'on a même pas accès à notre convention...)
Sachant que dès 2005, ce comité demandait que la participation des habitants soit conditionnée à l'obtention des crédits.
Bilan d'étape de 2005 :
page 26 : Si les outils de communication (boutiques de projets urbains, réunions d’information, conseils de quartiers, périodiques, CD-Roms etc.) sont nombreux, il n’y a pas de processus d’échanges sur les décisions entre le niveau politique, administratif et celui des habitants. Les habitants sont informés des projets de rénovation urbaine, qui font l’objet de concertation, mais leur participation à la construction du projet, aux décisions, en reste le plus souvent au stade des doléances.
Cette faible participation des habitants se caractérise par :
* L’absence de prise en compte effective de l’avis des habitants sur les opérations de rénovation ; à titre d’exemple, les habitants dont l’immeuble est résidentialisé n’ont, le plus souvent, aucune idée de la nature des travaux, de leur échéancier et participent rarement aux programmes ; cette participation nécessitant un accompagnement pédagogique.
* Le manque de cadres de concertation, dans lesquels les habitants et associations pourraient s’approprier le projet dans la durée (lieux d’habitants, rencontres avec les professionnels, ateliers) [...]
Par conséquent, les habitants ne sont pas les acteurs de la transformation de leur quartier. Au mieux, ils sont consultés comme locataires, mais leur participation effective comme citoyens n’est pas entrée dans les moeurs et effraie toujours les maires.
page 29 : L’appropriation des projets par les habitants est une condition majeure de la réussite du programme de rénovation urbaine. Le débat public et la concertation préalable et permanente constituent un investissement qui permet de gagner du temps et d’éviter les rapports de force.
Et de s'étonner que personne ne semble écouter ce comité pourtant de si bons conseils, qui ne répète qu'une chose simple, la même que nous avec ce blog : informez nous !
Il n'est pas possible d'effectuer de tels transformations sans une vraie communication avec les habitants-otages.
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