jeudi 19 juin 2008

mercredi 18 juin 2008

vider les stuctures

Donc comme on le sait, avant de déconstruire, il faut vider les structures des immeubles.
Et si ça prend du temps à se voir de l'extérieur, une fois que ça commence à se voir, c'est quand même bien visible.









lundi 16 juin 2008

Article de journal

Encore un article de journal sur le quartier, c'était déjà le cas dans l'hebdo du vendredi il y a deux semaines...
On pourrait/devrait sans doute se réjouir de voir tant d'intéret de la part de la presse mais on peut aussi s'étonner de cette façon de faire qui n'a rien de journalistique au sens noble du terme... Le premier n'a fait que reprendre la version officielle de la mairie tandis que le second n'est qu'une suite de témoignages à charge. Et de s'interroger sur la notion d'objectivité...
Est-ce donc si dur d'essayer d'écrire un article sérieux et renseigné sur un quartier ? évidement ça demande plus d'effort que de copier-coller les communiqués de presse de la mairie, évidement ça demande plus de temps que deux heures à sillonner le quartier en interrogeant des gens au hasard...
La situation de nos quartiers est bien plus complexe que le simple chantier de l'ORU en cours et chacun de ceux qui vivent ici, savent bien que des travaux ne changeront pas l'histoire d'une faillite sociale dont ces quartiers restent la preuve la plus visible.
La culture fast-food touche tout même les médias, vite vu, vite écrit, vite publié, vite oublié mais l'engrenage dans lequel nos quartiers se débattent va bien au-delà et demande une attention plus grande dont on sait qu'au moins ceux qui nous dirige ont conscience puisqu'il suffit de lire tous leurs rapports officiels pour s'en convaincre.
Et encore une fois, on se désolera de voir combien on préfère maintenir le peuple dans un semblant de culture plutôt que de l'éduquer pour lui donner les moyens de comprendre au moins comment on a bien pu en arriver là ; ce qui permettrait sans doute de ne pas reproduire les erreurs du passé.
Et c'est grâce à cette façon de faire de la presse qu'on se retrouve dans des situations comme celle de Vitry-le-François, on ne vient voir les quartiers que pour en faire une promotion policée de la politique de la ville, on ne vient les voir que pour dire combien les gens sont mal mais personne ne s'attarde sur le quotidien. Celui-là même qui, dans sa réalité si désespérante soit-elle fait naître un lien social que nous envie bien des centre-ville et autres zones pavillonnaires. Ce fameux lien social dont nous parlent tant ces mêmes médias et qu'ils sont pourtant bien en mal de saisir...
Et pourtant, c'est bien dans mon quartier que la voisine vient s'excuser des poils de chiens qu'elle a jeté par la fenêtre et qui sont tombés sur mon balcon.
C'est bien dans mon quartier que des meubles ou des vêtements changent de main pour soulager les frais du quotidien.
C'est bien dans mon quartier que les jardiniers partagent leurs légumes quand la récolte a été abondante.
C'est bien dans mon quartier qu'on aide ces gens du quotidien a porter leur course, à déménager leurs meubles ou simplement à faire leur course.
Alors évidement, on pourra toujours me répondre que c'est aussi dans mon quartier que les pompiers ont sorti un cadavre vendredi...
Mais justement, c'est bien ce qui fait le paradoxe de nos quartiers et qui demande bien plus de temps pour le comprendre qu'un simple papier écrit à la va-vite.
Et j'invite donc tous les apprentis-scribouillards qui s'intéresseraient à nos quartiers à lire la Brochure intitulée Ces quartiers où s'invente la ville, publié par la Commission nationale pour le développement social des quartiers qui même si il peut sembler dater, comporte de grandes vérités sur nos quartiers et permet de mettre en place certaines vérités essentielles à l'essence de nos quartiers.

and you weren't with us so you never saw
just what happened when the television crews came knocking on the door
how the people told them all to go to Hell,
smashed the cameras and sent them away
There were sirens going off and policemen coming in
and all that you love was being swept away
in the rush of a black tide all done in your name
and you'll never know just what happened there
or how it feels - just how it feels ...

New Model Army - You weren't there

NEW MODEL ARMY - You Weren't There
Found at bee mp3 search engine

ça y est les briques c'est fini !

Bon voilà, l'échafaudage est parti, cest un bon indice pour supposer que le surmanteau est terminé.

Et ça donne une bonne idée du boulot qu'il reste encore à faire même une fois les démolitions et autres travaux annexes de terminé. Puisqu'on est encore loin d'un quartier embelli à ce stade de l'ORU...

dimanche 15 juin 2008

C'était vendredi

Une agitation anormale dans le square.

Police, pompiers, gardienne, société d'entretien, délégation du bailleur et la foule qui s'agglutine toujours, dans ces cas-là, pour savoir et nourrir la rumeur.
Et au-delà du sentiment d'abandon généré par certaines négligeances liées à l'entretien de l'habitat, la réalité de l'abandon devient encore plus frappante.
Une odeur forte issue d'un appartement dont on suppute que le locataire est parti, on ne sait pas bien où. Et tout compte fait, c'est un cadavre qui sortira de l'appartement : le locataire était bien parti... mais définitivement...
Et toute la vérité du sentiment d'abandon de nos quartiers se résume par cette simple anecdote d'un homme mort seul chez lui et dont on ne retrouve les restes que lorsque leur odeur en vient à accomoder le voisinnage.
Une solitude mortelle qui résume à elle seule, le quotidien de nos quartiers...

samedi 14 juin 2008

A quoi procède le sentiment d'abandon ?

Que voilà un exercice difficile que celui qui veut d'essayer de voir les quartiers avec les yeux de ceux qui ne les connaissent pas...
Il faut oublier les repères familiers qui constituent notre quotidien pour les regarder avec l'oeil de celui qui vit dans une jolie zone pavillonnaire.
Et voir enfin tout ce qui ne devrait pas être et dont la vision journalière perd le caractère choquant que cela peut avoir pour ceux qui n'habitent pas ici.
Une sorte d'exercice de style qui répond à une simple question par de simples images plus parlantes dans leur succession que n'importe quel discours :
A quoi procède le sentiment d'abandon ?









vendredi 13 juin 2008

abandon

Et toujours ces images chaotiques qui laissent s'interroger sur les normes de sécurité.

jeudi 12 juin 2008

oiseau à la grise robe

Il y avait bien ce truc bizarre sur le toit d'un immeuble, mais bon, on voit tellement de choses bizarres qu'on perd parfois le goût de la curiosité et finalement, c'est au détour d'une conversation bien banale qu'on apprend qu'il s'agit de la fameuse cage visant à lutter contre les nuées de pigeons qui nous envahissent depuis qu'on a détruit les 500 logements vides qui avaient fini par devenir leur habitat naturel.

mercredi 11 juin 2008

un an de statistique

Parce que je ne suis pas fan de chiffres, j'ai tardé à mettre en place des statistiques sur ce blog. Et je ne les ai activées que 6 mois après l'ouverture du site.
Donc ça y est, j'ai enfin un an de statistique (sans compter le mois de panne en décembre pour cause de changement de code) mais bon ça donne une idée de la chose quand même.
Donc du 09-06-07 au 09-06-08, le petit journal de l'OREUR a reçu :
5 063 visites pour 10 642 pages vues ce qui nous fait une moyenne de 2,10 pages vues par visiteur en environ 01:58 minute.
Depuis janvier, on a environ une vingtaine de visiteurs par jour et les 5 premières requêtes pour venir sur le blog sont : oreur ; journal de l'oreur ; le journal de l'oreur ; le petit journal de l'oreur ; site:oreur.blogspot.com oru epernay.
Evidement, c'est l'index qui est le plus visité et tout de suite derrière les archives, quand au post qui reçoit le plus de trafic c'est déconstruction et grignotage.
Et puisqu'on est dans les chiffres à l'heure d'aujourd'hui, ce blog comporte 350 posts pour 1581 photos et 35 commentaires.